mercredi 16 novembre 2022

La Bosnie-Herzégovine (article de Martin)

La Bosnie-Herzégovine est un pays 13 fois plus petit que la France.

Dans la partie qu'on a traversée en Bosnie-Herzégovine (près de 100 km), il y avait des cercles de montagnes avec des "mini-trous" qui permettent aux plaines qui sont dans les cercles de se propager de cercles en cercles. La Bosnie-Herzégovine était en guerre il y a quelques années, dans les années 90. Beaucoup de villages sont en ruines et désertés. A cause de la guerre, il y a presque un cimetière dans chaque village. J'ai trouvé qu'il y avait un peu plus de chats que d'humains dans les villages.

Sarajevo est la capitale Bosniaque et a été assiégée pendant la guerre. 

L'alphabet bosniaque s'appelle l'alphabet cyrillique. 

La monnaie s'appelle le Mark convertible (1 mark = 51 centimes d'€)

En Bosnie, il y a 3 peuples : 

- les Bosniaques parlent le bosnien et sont musulmans

- les Croates parlent le croate et sont catholiques

- les Serbes parlent le serbe et sont orthodoxes

Carte de la Bosnie-Herzégovine, avec notre trajet en rouge

Le drapeau bosniaque

Les Bivouacs (article écrit et tapé en partie par Timothée)

Un bivouac est un mot pour désigner le camping sauvage de courte durée (une nuit).

Durant notre voyage, nous faisons souvent des bivouacs. 

Comment faire un bon "bivouac"?

Pour faire un bon bivouac,

-il ne faut pas de plantes qui piquent ni trop de cailloux.

-il faut un sol plat où on peut planter les piquets de la tente.

-l'idéal est d'être à côté d'une rivière pour pouvoir pêcher, voir des poissons et se rincer.

-il faut un endroit loin des villes.

-il faut avoir des réserves de nourriture et d'eau.

L'eau nous sert à boire, à faire le repas, à faire la vaisselle, à nous laver les dents et les mains.

Mon bivouac préféré à Cres

Notre super cabane

On entend des animaux la nuit: des renards qui mangent des poules, des poissons qui mangent les moustiques en sautant dans l'eau, des faisans, et des canards. En Slovénie, nous n'avons fait qu'un seul bivouac à cause des ours. Il était horrible à cause des moustiques.

J'aime les bivouacs car on fait des cabanes, des jeux de société, et on regarde les étoiles, Jupiter, Cassiopée, la grande ours et la petite ours.

On fabrique des baguettes magiques avec du bois d'olivier et des lance-pierres.

Dessin de lance-pierre
Alphabet inventé à partir du cyrillique

mardi 15 novembre 2022

Bosnie Herzégovine - le Ciro trail

Nous retrouvons par hasard la famille Duralem à la sortie de Makarska, et décidons de faire route de nouveau ensemble pour quelques temps. 

Nous modifions un peu l'itinéraire prévu par l'Eurovélo 8 pour passer quelques jours en Bosnie-Herzégovine. Ce chemin suit le Ciro trail, voie ferrée réhabilitée en piste cyclable. Celui-ci nous conduit à Dubrovnik en évitant quelques montées et surtout nous permet de passer quelques jours dans ce pays.

Nous passons donc une dernière nuit sur le littoral tous les huit, dans un champ d'oliviers comme à notre habitude.


Au petit matin, tartines grillées et café chaud au menu

Nous remontons le long du delta de la rivière Neretva à partir de Ploce vers Metkovic, où se mélangent mer, lac et rivière. Les paysages sont très différents du littoral, déjà à peine quelques kilomètres à l'intérieur des terres. Les oliviers laissent place aux mandariniers, et des champs sont cultivés sur les terrains plats de cette zone marécageuse, où les cultivateurs se rendent en barque.




Un pneu crevé et un réchaud à réparer sur la route

Nous faisons le plein d'eau et de nourriture à Metkovic avant de débuter le fameux Ciro trail, en effet aucun commerce n'est noté sur le trajet.
Nous traversons la frontière bosniaque tous ensemble mais les troupes se séparent au début du chemin, l'équipe Besnard opte pour la voie caillouteuse et l'équipe Duralem pour l'asphalte, leurs pneus montrant quelques signes de faiblesse.


Nous voilà donc sur un chemin de cailloux, montant très progressivement, et traversant 10 tunnels. Notre virée se transforme vite en randonnée pédestre, à ceci près qu'il faut pousser les vélos. Les lampes frontales sont nécessaires dans les tunnels où vivent principalement des chauve-souris, si on se fie à la poudre noire sur le sol, le guano (excréments).






Nous surplombons le lac Svitavsko et sa vallée dans ses couleurs d'automne. La végétation change, nous retrouvons des chênes, des charmes, et des arbres à perruque.

Le lac Svitavsko 

L'arbre à perruque coiffé de ses fameuses perruques


Pauvre Martin, pauvre misère, il doit marcher tout le temps



Nous traversons un pont dont les plans ont été dessinés par Gustave Eiffel, léger vertige en passant dessus avec nos gros vélos.



Un autre pont, en tout aussi mauvais état, mais beaucoup moins haut

Quelques marques humaines nous rappellent que nous ne sommes jamais vraiment seuls.


Toujours pratique en cas de besoin

Nous trouvons facilement le long du chemin un bivouac avec vue.  Avant de se coucher, le soleil nous fait cadeau d'un beau spectacle.



Nous finissons le lendemain notre chemin de traverse et rejoignons la route asphaltée avec soulagement. Une autre préoccupation nous inquiète cependant: la présence possible de mines sur les bords des chemins, indiquées par des panneaux ou une simple rubalise qui s'envole...


Les stigmates de la guerre de Yougoslavie sont nettes: des villages en ruine, d'autres désertés, des cimetières pleins, des restes de bunkers et des trous d'obus. 


village en ruine, la végétation prend le dessus

Nous limitons donc le périmètre de jeux des enfants et demandons l'hospitalité pour la nuit dans un garage, ce qui nous permet aussi d'être à l'abri du vent, assez froid.


Notre garage-hôtel à Cvaljina

Les enfants jouent à la guerre dans les décombres, difficile de les en empêcher...

Nous rencontrons une cousine éloignée de Pixel (notre chat nantais), baptisée noirousse.

Le village de Cvaljina, vu de loin le lendemain matin

Le temps étant pluvieux et froid, et la route étant assez plate, nous avançons à vive allure sur le dernier tronçon, en lisant Tobie Lolness. Nous passons devant les anciennes gares de ce chemin de fer et les derniers villages avant la frontière. Nous sommes fascinés par les montagnes que nous avons traversées, mais marqués par la pauvreté des lieux et les décharges sauvages tout le long des chemins. Un article sur la Bosnie-Herzégovine est à venir (par Martin).




De la soupe, même à midi!




Avant de passer la frontière, nous disons au revoir à la Bosnie avec un "vrai" chocolat chaud, qui réchauffe les coeurs et fait office de repas, dans un café de desperados où malheureusement l'alcoolisme et le désoeuvrement sont évidents. Un jeune homme d'une trentaine d'années a offert des jus de fruits aux enfants et leur a bien recommandé de ne jamais parier (il était lui-même sur une course de lévriers...) 


Le contraste avec la côte croate est d'autant plus saisissant, les maisons y sont proprettes, le tourisme bat son plein, on y trouve des poubelles publiques et même du recyclage! Nous arrivons à Dubrovnik avant la nuit, très heureux d'avoir découvert un petit bout de Bosnie-Herzégovine.