Les paysages que nous avons traversés au sud de l'Albanie étaient très contrastés. Après le paradis de l'auto et la poussière d'avant Dürres, nous avons parcouru ensuite des zones beaucoup plus rurales, avec des cultures très variées: olives, oranges, mandarines, kakis, choux, salades, tomates, figues,... Il y a surtout beaucoup de pâturage, nous avons croisé sur notre route des gardiens de troupeaux en tout genre: moutons, chèvres, dindons. Nous croisons régulièrement des charrettes tirées par un âne ou un cheval, y compris sur des routes assez fréquentées.
lundi 12 décembre 2022
Albanie - de Dürres à Butrint
Gestion des déchets à vélo (article de Timothée)
Quand on est en bivouac, on jette nos déchets dans la nature. C'est une blague.
On met de côté le verre et le compost. Le compost, on va le jeter dans la nature. ça c'est vrai.
En Allemagne et en Autriche, c'était très particulier. Il y avait des poubelles de plastique, de carton, de papier, de verre blanc, de verre vert et de verre marron.
En Albanie et au Monténégro, tout va dans la même poubelle.
Des fois maman me dit ça: "quant tu vois une poubelle tu me dis".
ça nous est arrivé de garder du verre avec nous plusieurs jours sans parvenir à le jeter.
On voit assez souvent des décharges dans la nature.
Sur la plage de Saranda avec Noé et Valentin on a ramassé des déchets, on en a fait une CABANE.
Plus tard on sera les gardiens de la nature.
L'Albanie (article de Martin)
L'Albanie est un petit pays, pas très riche. On y a passé 2 semaines.
Sa capitale est Tirana mais l'Albanie a d'autres grosses villes que nous avons traversées: Shkodër, Durrës, Saranda.
La monnaie albanaise est le Lek (1€ = 123 LK). Un gros pain coûte 100LK.
La langue est l'albanais. J'ai appris environ 5 mots.
Le pays possède plusieurs lacs dont le lac de Skadar, long de 530km2, il est partagé avec le Monténégro.
La superficie de l'Albanie est de 28 748 km2, ça égalise la Bretagne, la population est de 3 047 987 habitants.
Sa seule île est Sazan et le plus grand port du pays est celui de Durrës.
J'ai trouvé que comme il n'y avait presque pas de poubelles, les ordures sont par terre, à 10km à la ronde des villes et du coup on rencontre souvent des chiens errants qui fouillent dans les poubelles et qui nous suivent en vélo.
C'est le pays le moins consommateur en énergie d'Europe. L'énergie vient surtout des barrages hydro-électriques au nord du pays.
Les gens sont généreux, ils nous font de grands signes, ils nous donnent des oranges et des mandarines au passage, et ils nous ont accueillis chez eux (lire l'article de Timothée).
On a visité deux sites archéologiques, celui d'Apollonia et celui de Butrint.
samedi 10 décembre 2022
Supplément marmiton
Prendre la recette du 22 novembre 2022, puis:
-Ajouter une roue de remorque défectueuse
-Bien conserver le caleçon et les chaussettes mouillés
-Remplacer une pizza au chaud par des biscuits humides mangés à la hâte sur le bord de la route
-Enlever les camions qui éclaboussent
-Ajouter un chien errant collant qui se frotte contre la roue avant
-Ne pas oublier les 843 m de dénivelés positifs
Mettre à cuire pendant 6H30 sans ouvrir le four.
Vous obtenez: le 10 décembre 2022!
dimanche 4 décembre 2022
Albanie - de Shköder à Dürres
La frontière vers l'Albanie est nette: nous passons sur tous les plans dans un autre monde.
Le pays était sous régime communiste dictatorial jusqu'en 1991, ce qui explique son isolement par rapport au reste de l'Europe. L'ouverture au marché mondial a provoqué une crise économique très importante et une fuite massive des albanais (1/3 de la population) vers les autres pays d'Europe.
La religion semble jouer un rôle secondaire, les albanais sont en majorité musulmans (57%), mais on voit aussi de nombreuses églises catholiques ou orthodoxes.
Il nous faut un petit temps pour changer d'optique, ne plus chercher des yeux la magnificence des montagnes, et observer plutôt la vie bouillonnante, les pancartes insolites et les étals de marché.
Juste après la douane, la route est plate, très empruntée. Nous croisons beaucoup de personnes à vélo, transportant souvent de grandes quantités de matériel en tout genre. Tous les gens que nous croisons nous saluent, d'un coup de klaxon ou d'un "hello" sympathique.
Des mosquées et des églises bordent les routes, il y a beaucoup de maisons en construction ou abandonnées (ou les deux!), les jardins sont décorés grâce aux boules orangées des kakis et des mandarines. Même les oranges semblent différentes, en forme de poire.
Nous roulons ainsi les yeux grands ouverts jusqu'à Shköder où nous sommes reçus par Chuck et Susan, deux américains à la retraite qui accueillent des voyageurs à vélo via le réseau warmshowers. Ils ont fait le choix d'une vie minimaliste et de voyages lents. Ils accueillent tous les jours de nombreux cyclistes, qui laissent leur empreintes sur le mur, et qui s'entassent dans leur salon (seule pièce de vie). Nous en faisons l'expérience car nous y retrouvons nos copains Duralem! Les enfants sont tout excités de se retrouver et jouent comme d'habitude avec beaucoup de joie ensemble. Comme ils nous l'ont expliqué, leur choix a été de partager ce genre de moments plutôt que d'attendre la mort en chaussons sur leur canapé aux Etats-Unis. A plus de 70 ans, ils continent à voyager l'été en vélos couchés, Chuck ne pouvant plus vraiment se déplacer à pieds.
Nous visitons Shköder entre les gouttes, ravis de trouver des fruits et légumes à foison, du thé et des amandes en vrac, ainsi qu'une coque pour mon vieux téléphone dans une boutique seconde main, alors que l'on m'avait ri au nez devant cette antiquité dans les pays traversés jusqu'alors.
La route qui relie Shköder à Dürres n'est pas très agréable du fait du trafic, de la poussière et de la pluie par intermittence. Toutefois nous apprécions le terrain plat et avançons assez vite. Les bords de route sont parsemés de bunkers, de sacs plastiques, et surtout de stations de lavage pour voitures, aussi fréquentes et diverses que les salons de coiffure dans une ville de banlieue parisienne.
Les maisons sont coiffées d'une réserve d'eau sur le toit terrasse, pour avoir de la pression au robinet.
Alors que nous recherchions un bivouac pour la nuit, nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse par une famille albanaise. C'est l'occasion de connaître un peu mieux leurs habitudes de vie, bien que la communication ne soit pas évidente (voir l'article de Timothée qui détaille cette soirée mémorable).






































































